vendredi 14 juillet 2006 - HCBC, votre banque partout dans le monde…mais pas à Auckland
Heureux les possesseurs d’un compte HSBC à Auckland city, car nous, nous n’avons pas eu cette chance !
Tout commence un beau matin où par un esprit de génie nous nous sommes dit que nous devions ouvrir un compte chez HSBC pour des modalités fonctionnelles dont je vous épargnerais les détails. En fait, étant client en France, on se disait que ça devrait faciliter les choses.
On n’avait déjà prospecté à propos des banques existantes sur le marché et nous connaissions donc toute la paperasse à ramener pour ouvrir notre compte…
Nous nous pointons donc à l’agence du coin, là nous sommes accueillis par une 'débroussailleuse' (c’est la personne qui, en fonction de la question que tu lui poses, va t’orienter vers telle ou telle personne, c’est les mêmes qu’à la sécu mais là, version compétente).
Pour nous, la question est super facile : « Bonjour on voudrait ouvrir un compte ! », la débroussailleuse : « Pas probème » (attention il n’y a pas de faute dans le mot précédent, HSBC, c’est eux qui fabriquent la money à Hong Kong, 'toi bien comprendre ?'), elle check nos papiers, dit que c’est ok et de revenir à 15h00 pour être reçu par le Sales Consultant je ne sais pas trop quoi…
Jusqu’ici tout va bien mais avec le recul on aurait du se dire que quelque chose sentait le nem pas frais, car dans tous les guides sur la Nouvelle Zélande vous pourrait lire qu’il est très facile d’ouvrir un compte et qu’il suffit d’un passeport, d’une attestation de logement (un gribouillis de votre logeur suffit largement) et disposer d’une trentaine de minutes. Pour nous, il faut déjà que l’on attende deux heures avant de pouvoir être reçu par le sales consultant, super la rapidité !
De retour à la banque à l’heure convenue, nous sommes invités à patienter au petit salon. Non, en fait il s’agit plutôt de trois fauteuils plantés à côté du coffre du distributeur automatique qui fait un boucan d’enfer et qui délivre des billets en continu (genre un distributeur de billets un samedi après-midi sur les Champs).
Le temps passe et au bout de 15 minutes d’attente (j’ai pu le suivre sur ma super montre !), nous décidons d’aller mettre la pression au guichet des débroussailleuses…un regard suffit pour obtenir un « je vais aller voir » et nous fûmes reçu dans les cinq minutes qui suivirent.
Un homme grand, le crâne dégarni et le ventre bedonnant vint nous chercher. Il était aussi dynamique qu’une huître à marée basse et il était très difficile de comprendre ce qu’il disait (étant tout mou il avait incontestablement des difficultés d’articulation). Bref, nous allons dans son bureau et commençons à discuter. Après avoir passé en revue notre provenance, nos professions, combien de temps nous allions rester et le dernier match de Zidane, nous en arrivons enfin à l’ouverture du compte (entre temps, il avait pris quelques notes sur une feuille qui devait être un de ses brouillons). Nous sortons donc nos justificatifs en l’occurrence des relevés de compte et là il nous regarde béa et nous dit « mais c’est en français ! ». Bah oui pauv’e burne tu crois que les banques en France elle nous envoie des relevés de compte en anglais ! (notez que les débroussailleurs avaient au préalable validé ces pièces, comme quoi elle ne sont pas si compétentes ?).Et maintenant le pompon, il nous regarde d’un air navré et nous dit plus bas en baissant la tête vers son bureau « allez dans une autre banque: ANZ, Westpac…ça sera beaucoup plus simple pour ouvrir un compte bla bla bla ». Sur le cul et dans un jargon que nous saisissions mal nous avons pris notre manteau et nous sommes partis…
C’est dans ces moments là où nous nous disons que si nous étions très très riches nous aurions fait un foin à retourner toutes les rizières de Chine ! Enfin, pauvres que nous sommes, il nous reste en guise de consolation les sites Internet de HSBC France et New Zealand que nous pourrissons copieusement de plaintes consommateurs, ça nous calme beaucoup !
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