samedi 18 novembre 2006 - Vive le camping !
Dans une expérience de romanichels comme la notre certaines décisions (sommes toutes basiques) peuvent changer la vie… Non, le sujet n’est pas de revenir sur la construction d’une boite de rangement pour la vaisselle, les habits et le bordel en tout genre dans notre « maison » (qui fut aussi une idée géniale) mais le fait de s’accorder régulièrement un peu de confort dans des campings .
Issus d’un ras-le-bol commun de :
- la gymnastique pour faire à manger, s’habiller ou se déshabiller, etc. ;
- de la quête quotidienne d’un endroit non interdit, calme et sécurisé, ce qui peut prendre plusieurs heures, pour dormir.
L’idée de s’offrir plus fréquemment un camping est née un soir de crise…
Depuis ce jour, nous vivons de nouvelles formes d’aventures !
L’heureux soir désigné comme « soir de confort » (attendu depuis 1 jour ou 2), l’équipe délibère sur le choix de l’élu selon des critères précis : prix (budget oblige) et accès internet principalement. Cependant au fil du temps on s’est rendus compte que le « broadband » (c’est comme ça qu’on appelle ici l’internet haut débit) n’était compris dans la prestation que dans 1% des cas, et que sinon il était beaucoup plus cher que partout ailleurs. Reste donc le prix et le feeling avec le petit descriptif dans le guide, faute de visuel.
Arrivés sur place, il faut vérifier le second élément déterminant (jamais indiqué dans le bouquin) :
« les douches sont-elles inclues dans le prix et d’une durée illimitée ? » condition sine qua non pour valider notre nuitée ! En effet, quelle galère de devoir se savonner en 2 secondes pour éviter de ressortir nu(e) remettre une pièce dans la boîte avec du savon plein les yeux…
Si ces conditions sont remplies alors nous voilà ivres de joie, heureux et soulagés.
Tous les habitués du camping confirmeront que la situation de l’emplacement est PRIMORDIALE. Ayant souvent libre choix, il nous faut optimiser pour être le plus proche possible des sanitaires (et de la cuisine s’ils sont séparés), mais pas trop près pour le bruit et pas trop proche non plus de la foule : tous ces pas valeureux loueurs de vans et autres camping cars qui en plus de payer des fortunes en location se logent en camping toutes les nuits (quel intérêt de louer un camping car ???).

Fort heureusement nous sommes souvent rapidement d’accord sur la place stratégique, notre problème survient toujours au moment de positionner le van : arrière/avant, droite/gauche, nous proposons systématiquement l’inverse, l’un de l’autre…ah ces gauchers !!!
Après vient un des meilleurs moments, la « visite d’inspection »= tour des ‘facilities’ misent à notre disposition. Déceptions ou bonnes surprises ?! WC propres mais pas de chauffage dans les douches, grille-pain mais pas de congélateur pour les pains de glace… et suspense concernant le prix des lessives quand c’est le grand moment…
Revenus au van il faut vivre la phase d’observation entre voisins, sourires devant et regards en coins. En tant que derniers arrivés vous êtes « l’objet du délit », « l’attraction du moment ». Cependant dès que le suivant s’installe vous rejoignez le camp des observateurs en toute légitimité. Réflexions et commentaires en tout genre, parfois quelques critiques pas constructives du tout mais souvent c’est marrant !

N’ayant qu’un espace intérieur restreint nous nous installons généralement sans gêne dans la salle tv/cuisine comme dans notre propre salon. Cette habitude nous offre souvent le privilège de devancer les autres utilisateurs et donc de choisir notre évier, plaque de cuisson et surtout le programme télé ! Généralement c’est à ce moment que, fiers français, nous entamons l’apéro : bière, of course, ce qui effraye certains collègues anglophones à 18h00, heure du dîner bien sur !
La cuisine étant le point de rencontre et d’échange principal du campground (plus pratique il est vrai, d’engager la conversation en faisant la vaisselle qu’à travers les séparations des toilettes au milieu des malencontreux petits bruits…). Partant du fonctionnement du micro-onde (que tout le monde connaît) ou de la température de l’eau, on peut arriver loin ! Parfois encouragés par notre bière ou bien déjà lancés eux aussi avec un petit verre, on se croirait à l’apéro du samedi soir : « Pastis poilu, pastis quand même ! » On discute, on raconte, on partage, décidément ‘l’esprit camping’ est international, a priori à l’image du film du même nom, on l’a raté mais PROMIS, on le loue sans faute en rentrant, pour vérifier !!!
|